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Vie pratique

Bienvenue en Acadie : la Nouvelle-Écosse

Destination attractive pour les francophones, l’Acadie présente une multitude d’atouts pour les postulants à l’émigration au Canada. À l’approche de la fête nationale de l’Acadie du 15 août, Français à l’étranger propose une série de cinq articles de présentation du territoire acadien et des provinces qui le composent. Aujourd’hui, zoom sur la Nouvelle-Écosse.

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Bienvenue en Acadie : la Nouvelle-Écosse

Présentation

La Nouvelle-Écosse fait partie des premiers territoires à avoir été colonisés par les Français. Si la province fut par la suite occupée par les Écossais, il reste une forte présence acadienne notamment dans la municipalité de Clare. Environ 13 000 francophones vivent en Nouvelle-Écosse où une radio communautaire émet en français : CIFA-FM. Cette province est par ailleurs, comme le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard, un des membres de l’Assemblée parlementaire de la francophonie qui contribue à promouvoir la démocratie, la langue française, l’État de droit et des droits de la personne dans l’espace francophone.

La province fait partie de la région physiographique des Appalaches composée d’une chaîne de montagnes allant de Terre-Neuve jusqu’au centre de l’État de l’Alabama. Il s’agit d’une presqu’île reliée au Nouveau-Brunswick par l’isthme de Chignectou, large de 28 kilomètres. Elle est caractérisée par l’omniprésence de l’océan autour du territoire. Aucune ville de la Nouvelle-Écosse, qui est la plus peuplée des provinces acadiennes, n’est située à plus de 50 kilomètres des côtes.

Le Réseau d’immigration francophone de la Nouvelle-Écosse (RIFNÉ) rassemble plusieurs comités destinés à promouvoir l’immigration dans la province, et notamment des travailleurs qualifiés francophones. L’organisme Immigration Francophone de la Nouvelle-Écosse (IFNÉ) accompagne quant à lui les immigrants dans leurs démarches d’installation, recherches d’emploi et intégration scolaire avec comme objectif d’attirer les francophones dans la province et ainsi renforcer la communauté acadienne.

Éducation

La Nouvelle-Écosse dispose du Conseil scolaire acadien provincial qui gère 22 écoles acadiennes de langue française allant de la maternelle à la douzième année (terminale) dans toute la province. Les élèves internationaux ayant comme langue maternelle le français sont admissibles et leur candidature sera étudié par le conseil.

Il existe neuf universités dans la province dont l’Université d’Acadie, située à Wolfville, la ville universitaire de la Nouvelle-Écosse, à une heure de route d’Halifax. Elle est composée de quatre facultés spécialisées dans les arts, les sciences pures et appliquées, les études professionnelles et la théologie offrant plus de deux cents formations différentes. Les plus réputées sont celles en biologie, marketing, anglais, psychologie, études environnementales et kinésiologie. Pour candidater à l’Université d’Acadie, il est nécessaire de s’inscrire sur la plateforme dédiée entre le 1er octobre et le 1er mars de l’année précédant l’année scolaire souhaitée.

La province possède également un Collège communautaire avec 13 campus sur tout le territoire offrant plus de 100 programmes d’études secondaires. L’établissement propose des formations à temps plein, à temps partiel et en ligne. Il se distingue dans les formations en médias, affaires, services en santé et sociaux et technologie. En tant qu’étudiant international, il faut candidater sur le volet dédié du site de l’établissement.

Emploi

Dans le cadre d’un Plan d’action pour l’immigration francophone en Nouvelle-Écosse, la province accueille massivement les travailleurs français. Grâce au Programme des candidats de la Nouvelle-Écosse (PCNE), il est possible de faire sa demande de visa via quatre catégories :

  • Volet Entrée express : il concerne les travailleurs hautement qualifiés ayant au moins une année d’expérience dans la province dans une profession nécessitant ce type de compétences, ou qui possèdent une offre d’emploi d’un employeur néo-écossais.
  • Volet Médecins : il est dédié aux professionnels de santé dans certains domaines pour lesquels les instances compétentes ne trouvent pas de spécialistes citoyens canadiens.
  • Volet Entrepreneur : il s’adresse aux entrepreneurs souhaitant démarrer une nouvelle entreprise ou en acheter une existante dans la province. Un an après avoir pris la tête de l’exploitation de l’entreprise, il est possible de faire une candidature pour recevoir le statut de résident permanent.
  • Volet Travailleur qualifié : à l’attention des candidats à des postes où les employeurs de la province ne trouvent pas de citoyens néo-écossais.

La province recherche des professionnels dans les domaines de la finance, l’informatique, la santé ou encore l’éducation. Le site de la Société nationale de l’Acadie diffuse les offres d’emploi destinés aux travailleurs francophones désireux de s’installer dans la province. C’est également un outil utile pour glaner des informations relatives aux démarches administratives concernant l’installation sur le territoire.

Pour trouver un emploi, il est également possible de consulter les sites suivants : Careers Nova ScotiaService Canada – Guichet-EmploisNova Scotia Job Shop ou encore JobsPress.

Entrepreneuriat

Près de 300 000 petites entreprises sont installées dans la province. Elles représentent environ 90% de l’économie néo-écossaise. Les entrepreneurs francophones sont par ailleurs fortement incités à investir en Nouvelle-Écosse. Le Réseau entreprises Canada en Nouvelle-Écosse et les services d’établissement et d’intégration des immigrants (ISIS) ont publié un guide à l’intention des immigrants désireux de démarrer une entreprise en Nouvelle-Écosse.

Il existe également l’Immigrant Services Association of Nova Scotia (ISANS) qui aide à l’installation des immigrants.

Immigrer en Nouvelle-Écosse en tant qu’entrepreneur est possible grâce au volet entrepreneur du Programme provincial des candidats de la province. Afin de diffuser plus d’informations, la province a publié un guide. Il est nécessaire de posséder au moins 600 000 dollars canadiens en éléments d’actifs personnels et commerciaux et avoir une expérience dans l’entrepreneuriat ou une longue expérience de cadre supérieur.

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