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Simon Ferey, ambassadeur de Rennes et Saint-Malo au Québec

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Simon Ferey, ambassadeur de Rennes et Saint-Malo au Québec

[ Français à l’étranger] Racontez-nous un peu votre parcours professionnel ?

Simon Ferey : Je suis diplômé de l’Université de Laval à Québec. J’ai commencé par un stage à l’ambassade du Canada en Argentine lors de mon master et je suis resté dans le domaine de la diplomatie par la suite au service du Canada puis de l’Union Européenne. En travaillant pour Rennes et Saint-Malo chez Québec International, je reste dans la continuité diplomatique de la représentation des territoires, d’autant plus que je suis particulièrement attaché à la Bretagne.

Qu’est ce qui fait que vous avez pu développer un lien entre le Québec et Bretagne ?

S.F : Depuis le début de mes études à Québec, je partage ma vie entre la Bretagne et le Canada. J’ignorais l’existence du poste que j’occupe actuellement, et en voyant cette annonce et je me suis tout de suite dit que c’était pour moi, car ça regroupait parfaitement mes deux identités. Je suis le quatrième à mener cette mission. Depuis près de deux ans, je suis intégré à l’équipe de Québec International, la structure de développement économique de la ville de Québec et sa région qui facilite l’implantation d’entreprises étrangères dans la capitale québécoise. Je suis donc le pont entre les entrepreneurs bretons que j’accompagne et Québec International où je suis basé.

Quelle est la nature des liens économiques entre le Québec et la Bretagne ?

S.F : D’un point de vue historique d’abord, Jacques Cartier, qui est l’explorateur des rives du Saint-Laurent qu’il nommera « Canada » est originaire de Saint-Malo d’où il a pris la mer.  Niveau économie, il y a des entreprises de renommée mondiale implantées au Québec depuis longtemps, comme Ubisoft.  La typologie des entreprises que j’accompagne reste d’abord des start-ups dans des domaines assez variés : le numérique, la santé connectée, les mobilités, le maritime, ou encore la cybersécurité. Mon rôle est d’être le trait d’union entre leur développement en Bretagne et en France et leur futur développement au Canada.

Allez-vous chercher les entreprises dans certains secteurs spécifiques ?

S.F : Certains de mes collègues de Québec International ont pour mission d’attirer les talents. Moi, comme je représente Rennes et Saint-Malo, c’est un peu ma limite. Mon rôle est parfois délicat : je dois faire en sorte d’éviter les fuites des talents, tout en favorisant le développement des entreprises bretonnes au Québec. J’essaye toujours de trouver un équilibre entre les deux. En quelque sorte, mon but est que les projets d’implantation au Québec réussissent tout en gardant de l’activité économique en Bretagne…  Je m’appuie sur tout un réseau institutionnel et économique franco-québécois tout en étant un « plus » pour les entreprises car peu de régions ont un représentant sur place.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce travail ?

S.F : Ce qui me plait, c’est d’être au cœur de la relation entre la Bretagne et le Québec, de faire en sorte d’animer ce réseau transatlantique. Ma réalité professionnelle ressemble un peu à mon parcours personnel. Je suis un interlocuteur central et privilégié avec tout un ensemble d’acteurs économiques mais parfois aussi culturels ou académiques.

Cela me permet également de garder un lien fort avec ma région natale. Mon travail me permet de revenir régulièrement en Bretagne afin de faire un point avec mes collègues et de rencontrer les entreprises que j’accompagne. C’est en étant en contact direct avec les entreprises que cela fonctionne le mieux car elles comprennent que je suis bien présent et que je ne suis pas loin de leurs préoccupations.

Quels conseils pourriez-vous donner à une entreprise/start-up bretonne qui souhaite s’implanter au Québec ? 

S.F : Malgré le fait qu’il existe des similitudes entre la Bretagne et le Québec, ne pas penser que parce que la langue est la même, les manières de faire sont identiques. La culture professionnelle est européenne en France et Nord-Américaine au Canada. Donc il faut s’adapter à la culture locale et la manière de faire en entreprise.

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