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Réouverture des restaurants au Québec : des professionnels témoignent

Hier, lundi 31 janvier 2022, les restaurants ont enfin pu rouvrir au Québec, après un mois de fermeture dû à la pandémie.

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Réouverture des restaurants au Québec : des professionnels témoignent

C’était une date très attendue par les restaurateurs. Après un mois de fermeture des bars, restaurants, salles de cinéma et centres sportifs, le Premier ministre du Québec – François Legault – a annoncé une série d’assouplissements des mesures sanitaires au Québec. C’est donc d’abord au tour des restaurants de rouvrir leurs portes, à 50% de leur capacité et avec une restriction de quatre personnes maximums par table (ou de deux bulles familiales).

Des aides financières qui tardent à arriver

Sophie Tabet, qui a fait ses études à l’Institut PaulBocuse à Paris et qui est désormais cheffe du restaurant gastronomique français Chez Sophie à Montréal, se dit lassée par la situation. « Ça a été très difficile, ils nous ont annoncé la fermeture la veille du nouvel an, on n’a reçu aucune aide et nous avons dû licencier des employés », nous confie-t-elle. Des aides financières avaient pourtant été mises en place pour les employés, dont celle de la Prestation canadienne pour les travailleurs en temps de confinement (PTCC), accessible pour tous les résidents au Canada.

De leur côté, les restaurateurs peuvent bénéficier de l’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM)  et d’une toute nouvelle aide de 10 000 $ pour les pertes alimentaires causées par la fermeture. Mais Sophie nous explique qu’elle n’a encore touché aucune aide, et que les délais de la PCRCC ont été beaucoup plus longs que lors des précédentes fermetures : « Actuellement, seul un employé l’a reçue. »

« Il a fallu revisiter tous les menus »

Le problème ne semble finalement pas tant être l’annonce des 50% de capacité maximum, car comme nous l’explique Martin Bédard, gérant depuis une trentaine d’années du restaurant français Bonaparte à Montréal, « nous avons la chance de bénéficier d’une grande superficie, donc nous pouvons en réalité accueillir 70% de notre clientèle ». Idem pour Sophie qui nous avoue que « de toute manière, en hiver, nous remplissons 50% de notre capacité quoi qu’il en soit ».

Le défi semble plutôt être de réussir à donner l’envie aux gens de retourner au restaurant. Dans tous les cas, les  restaurateurs ont su s’adapter et le restaurant Bonaparte est resté ouvert en vente à emporter durant toute cette période : « Il a fallu revisiter tous les menus, mais nous avons quand même réussi à avoir de nouveaux clients. » Lassés, mais pas abattus, les deux restaurateurs restent optimistes et espèrent à nouveau pouvoir partager leurs savoir-faire en cuisine française avec les Montréalais.

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