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Portrait : Alexandra Bonan, conseillère en marketing numérique

Installée depuis 16 ans au Canada, Alexandra Bonan est désormais conseillère principale en marketing chez la société comptable Raymond Chabot Grant Thornton.

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Portrait : Alexandra Bonan, conseillère en marketing numérique

[ Français à l’étranger ] Comment vous êtes-vous arrivée à Montréal ?

Alexandra Bonan : Je suis arrivée à Montréal en 2006, donc cela fait 16 ans que je suis installée ici. Je suis venue la première fois dans le cadre d’un stage pour une durée de 4 mois. Quand je suis rentrée en France, j’ai travaillé dans la même entreprise à Paris. J’ai été surprise par la grande différence entre la mentalité française au travail et celle au Québec. Cela m’a donné envie de revenir. Le temps que les démarches d’immigration pour mon PVT soient achevées, je suis partie en Irlande 6 mois pour améliorer mon anglais. Je suis finalement arrivée à Montréal en été 2007. À la base, je travaillais dans la gestion de projets culturels. Mais lorsque je suis arrivée en 2007 avec mon PVT, j’ai trouvé par hasard, au fil de mes rencontres et du réseau professionnel qui se dessinait, un travail dans le numérique. Mon avenir professionnel s’est ensuite dessiné dans le domaine du marketing digital, et cela fait 16 ans que je travaille là-dedans.

Quand je suis arrivée, j’ai donc commencé à travailler dans une start-up, puis dans une agence qui faisait du SEO. Et à partir de ce moment-là, j’ai eu la volonté d’avoir un diplôme reconnu au Québec, donc j’ai refait un DESS (Diplôme d’études supérieures spécialisées) à HEC Montréal, en parallèle du travail que j’avais déjà. J’ai appris les fondamentaux du marketing, et cela a vraiment enrichi mon réseau de contacts grâce aux professeurs qui étaient eux-mêmes des professionnels du marketing. En 2009, j’ai finalement obtenu mon statut de résidence permanente.

Montréal excelle par ailleurs dans le domaine numérique, c’est quelque chose qui a joué dans votre parcours professionnel ?

A. B : Il est vrai qu’avec le réseau que j’ai construit en arrivant ici, certains contacts m’ont conseillé de me diriger davantage vers le numérique qui me passionnait Montréal est un HUB numérique qui fait preuve de beaucoup de créativité tournée vers l’intelligence artificielle ou encore le secteur des jeux vidéo. Globalement, à Montréal, c’est aisé de faire une reconversion professionnelle, car les procédures d’embauche sont plus faciles.

Comment êtes-vous arrivée chez Raymond Chabot Grant Thornton et quel est votre rôle dans l’entreprise ?

A.B : Cela fait quatre ans et demi que je suis chez Raymond Chabot Grant Thornton. J’ai bénéficié d’une recommandation de mon précédent employeur (TVA / Québecor), chez qui j’étais stratège numérique et où j’ai également fait de l’expérience utilisateur (UX). Concrètement, mon travail est d’accompagner les marques dans le numérique selon les besoins des utilisateurs. Je m’occupe de deux marques, dont Raymond Chabot, une filiale de Raymond Chabot Grand Thornton, qui est un groupe de syndics en insolvabilité.

Je mets en place des stratégies d’acquisition et de rétention pour générer du trafic et des conversions sur le site. Cela passe par des infolettres automatisées ainsi que le développement d’outils interactifs et des contenus exclusifs sur les médias sociaux. J’ai aussi créé une plateforme de rendez-vous en ligne afin de permettre aux utilisateurs de prendre rapidement un rendez-vous avec un conseiller financier afin de régler leurs problèmes de dettes.  Nous aidons nos clients à résoudre leurs problèmes financiers ainsi qu’à retrouver et à maintenir une bonne santé financière

Qu’est-ce qui vous plait dans ce travail ?

A. B : J’aime la diversité de ce que je fais. Mon objectif est de créer une expérience utilisateur personnalisée avec un parcours client pertinent et cohérent sur l’ensemble des plateformes numériques. Je gère aussi une autre marque nommée AURAY qui offre une solution clé en main aux entreprises québécoises pour le recrutement de travailleurs étrangers.

Et qu’est ce qui est différent par rapport à la France ?

A. B : Ce que je constate est qu’il est plus facile de concilier sa vie professionnelle et personnelle, car les journées de travail finissent plus tôt qu’en France. L’employeur est plus flexible, surtout depuis la mise en place du télétravail. Le tutoiement est aussi très important car il n’y a pas la même barrière hiérarchique, et je trouve que cela rend plus agréable l’atmosphère de travail.  Ce qui est parfois dommage est que dans le milieu professionnel, on ne va pas systématiquement dire si certaines choses ont été mal faites.

Je trouve qu’ici les conditions de vie sont bien meilleures, autant au niveau professionnel, que sur le prix de l’immobilier. Il est aussi important que mes enfants évoluent dans un environnement que je trouve sain, épanouissant et sécuritaire.

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